


La voix, elle l’a en elle. Avec sa foi et le feu qui l’anime, Kézita comble d’émotion son public le samedi dernier au Centre Culturel Français (CCF) de Lomé, avec un album intimiste qui respire la vie.
<Kézita n’a pas encore la "hargne destroy" d’une certaine Erykah Badu mais on croirait à ces minauderies sur « conscience musique », ce titre où elle espère en son avenir tout tracé. Et ce n’est pas fini. A l’entendre chanter en français, et anglais, et surtout en Mina (langue parlée au sud Togo), on a tout de suite envie de s’initier à langue, et débarquer ensuite dans la capitale pour tcha
cher.
Le tour de force imposé par l’organisation en tentant un concert « tout le monde » s’est heurté à de vieilles habitudes. La reggae woman a vite fait de faire oublier ce revers en « tuant » les mélomanes par ses vibes. Espérons que le prochain tir soit la bonne.
Après ce succès, les portes lui seront (forcement) ouvertes. Et à elle de déployer ses ailes pour aller plus haut, plus loin. Quoi qu’il en soit, Kézita aura enchanté son public, et on ne se lasse pas de l’entendre chanter.